Cette nouvelle consommation de l’information. A la recherche du Buzz et de l’Instantanéité !

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Nos chers réseaux sociaux :

Un phénomène plus récent encore qu’Internet, et oui c’est possible : les réseaux sociaux ! Cela fait maintenant quelques années que ces réseaux ont totalement changé notre rapport aux autres, à l’information, mais également et principalement, les réseaux sociaux modifient essentiellement notre rapport au temps.

De ce fait, ce nouveau rapport au temps qui est dicté par tous ces médias connectés, exerce une réelle influence d’une manière directe sur la façon de relayer l’information mais aussi sur le mode de rédaction. Tout cela est devenue une vraie tyrannie de l’urgence.

Alors que le web, à l’origine était au contraire observé comme plutôt un espace de stockage possédant une certaine pérennité et donc une vision sur le long terme qui n’est plus le cas ici présent.

Vitesse et précipitation :

Internet est aujourd’hui devenu LE média de référence en ce qui concerne l’information. L’information devenant rapidement une chasse au scoop, cette chasse transformée en course à l’urgence et au relais de l’information en temps réel, tout ceci entrainé par le fait qu’il est simple de diffuser des contenus sur le Web. Cette prise de vitesse concernant l’information est dangereuse car si l’exclusivité l’emporte sur l’analyse, il y a des risques pour qu’au final l’information soit tout simplement erronée. L’instantanéité d’une information peut être un danger pour la société. Il est bien vrai qu’il est plus simple de relayer une information que la commenter mais il est nécessaire de montrer également qu’une information peut être une histoire complexe ou encore des problèmes sociétaux et donc doit être prise avec les bons mots et avec du temps et non dans la précipitation.

Malheureusement, la tendance est plus que jamais à la recherche du spectaculaire, du sensationnalisme car il faut une information immédiate à une société qui ne fait qu’accélérer.

L’instantanéité :

120 MINUTES ! C’est la durée de vie d’un sujet ou de mots clés dans nos discussions au sein de cet ensemble des médias sociaux. Ce nombre démontre bien la caractéristique de l’environnement médiatique dans lequel nous évoluons et évoluent nos débats : une situation effervescente de nouvelles où l’instantanéité est belle et bien Reine.

Notre ère, est l’ère de l’instantanéité. Toujours notre smartphone à la main, dans la poche, sur la table lorsqu’on est au restaurant et même aux toilettes, dans l’attente sans cesse d’une réponse immédiate de nos proches ou bien de nos collègues.

L’instantanéité est synonyme de perte d’attention portée aux contenus ce qui touche la capacité de concentration. Une perte d’attention entraîne une chute de la concentration.

L’instantanéité est d’actualité, et encore plus de nos jours car les supports permettant de se connecter sont nombreux : smartphones, tablettes, montres connectées, bracelets connectés, ordinateurs… Nous sommes sans cesse connectés à quelque chose, nous sommes toujours à l’affût de nouvelles informations. Tous ces outils de connexion rendent l’information rapidement jetable, car aussi vite qu’elle est assimilée, elle est tout de suite oubliée. Tout le monde est donc à la recherche du bon mot, de la bonne expression, du bon jeu de mot qui fera que l’utilisateur même dans sa rapidité à consommer l’information se souviendra de celle-ci.

Selon lesiteducontenu.com : « Forums, chats, blogs, évaluation en ligne, commentaires, live-twitts sont autant de canaux permettant de prendre la parole et se présenter sur le Net. Les contenus se libéralisent et l’indépendance de ton devient une réalité. Prendre la parole, contribuer, évaluer ou commenter sur des services en ligne procèdent d’un besoin universel de se livrer pour acquérir un statut dans la société.

Alors qu’on dénombrait en 2011 plus de 160 millions de blogs dans le monde et 30 milliards de contributions publiées chaque mois sur Facebook, on est en droit de se demander quels sont les mécanismes qui conduisent le citoyen à être actif sur Internet. Qu’est-ce qui nous fait twitter ? Pourquoi prenons-nous la parole sur des blogs ? Quels genres de pulsions nous poussent à poster notre vie sur les réseaux sociaux ? Et cela alors qu’il n’y a pas de contrepartie financière immédiate ? Mais des motivations essentielles dans la mesure où ce besoin représente la pierre angulaire du développement des réseaux sociaux, poussant toujours plus d’individus à se livrer sur Internet, au mépris, parfois, des risques que cela peut présenter. »

L’importance de l’image :

C’est l’image qui représente l’instantanéité car ce sont les photos qui se partagent le plus sur les réseaux sociaux. L’image est un contenu simple et donc rapide à consommer.

De nos jours, tout est une question de réputation, d’e-réputation. Facebook ou encore Twitter, les deux principaux réseaux sociaux, sont désormais incontournables car grâce à leur efficacité redoutable ils ont un fort impact sur la réputation et même au-delà du web.

L’humain de cette génération est en quête de reconnaissance et le web a rendu facile l’auto-promotion. Aujourd’hui il semblerait qu’exister sur le web soit devenu une finalité absolue. Il n’est plus question d’anonymat, mais d’individualité qui est au centre des réseaux sociaux. L’individu montre clairement désormais son identité, ses opinions, sa culture… Cette recherche de reconnaissance est le moteur de cette contribution de la part de l’internaute.

Que ce soit les applications mobiles ou encore les réseaux sociaux, ce qu’ils ont mis en lumière est cette volonté qu’exister déjà avant mais qui ne se voyait pas, c’est ce penchant qu’à l’individu à vouloir s’exposer à n’importe quel prix aux yeux de tous, publiquement. Alors que l’individu oubli d’une certaine manière l’aspect publique que possède ces médias car il est aveuglé parce que pour lui ces outils sont devenus familiers. Mais il est important de se rappeler que sur le web, rien ne se perd, et que tout ce qui est publié peut-être à tout moment rendu publique.

Le web est devenu éphémère, cet effet a amené 3 dimensions qui ont été observé par influenceursduweb.org : « Une question de génération qui souhaite naviguer sans laisser de traces. La génération Y ou les digital natives, sont des inconditionnels de ces tendances de communication massive, privée et rapide. C’est la génération du « no futur », pas de projection dans l’avenir, profit de l’instantanéité, et effacement du passé. Le but étant d’émanciper des usages web antérieurs, à la recherche d’indépendance, de respect des données personnelles et d’une virtualité toujours plus proche du réel.

Plus de mobilité et de temporalité. Le temps passe, les souvenirs s’effacent et les informations s’entassent, c’est le sentiment des internautes pour qui « partager » est un besoin et « gagner du temps » est une nécessité. Pour retrouver ses repères, l’internaute fige des moments à partager sans laisser de trace. Cela aura comblé le temps d’un envoi, le besoin d’expression et de reconnaissance. Le « tout de suite » est le symbole de l’hyper mobilité : être partout et nulle part à la fois.

Un besoin de personnalisation et de valorisation. Dans cette masse du « tout de suite » et du « tous pareils » où l’effet de mode est roi, l’internaute a besoin de sortir du lot, d’être autonome, de créer et de produire soi-même. Cela lui permet de mettre en valeur et d’être valorisé par le regard des autres. »

Nous n’avions jamais été aussi informés qu’aujourd’hui ! Ces récents médias sociaux, réseaux sociaux, nouvelles technologiques d’information, autant d’appellation qui montrent toute cette multiplicité, permettent aux individus de se rendre publique physiquement et psychologiquement, sans le moindre filtre.

Mais pour autant, sommes-nous réellement informés ? Tous ces médias qui ont apporté tant d’information, sont-ils de qualité ? Cette quête d’instantanéité a-t-elle un impact lourd sur cette qualité de l’information ? Cette génération Y à la recherche du Buzz, qui s’affichent ouvertement sur le web et qui consomment à grande vitesse l’information, n’est-t-elle pas en train de rendre l’information jetable ?

Bibliographie :

Anfray, C. Les réseaux sociaux et la crisehttp://www.communication-sensible.com/articles/article246.php

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Beria, P. La tyrannie de l’urgence. http://www.lesiteducontenu.com/www/la-tyrannie-de-lurgence/

Beria, P. L'émergeance des contenus spontanéshttp://www.lesiteducontenu.com/www/lemergence-des-contenus-spontanes/

Bureau, L. (2013). Les périls de l’instantanéité. http://www.ledevoir.com/societe/medias/395300/les-perils-de-l-instantaneite

Dupéré, A. L'instantanéité sur les médias sociaux. http://substance-strategies.com/linstantaneite-sur-les-medias-sociaux/

Huger, C. L’éphémère et l’instantanéité : composantes du web social. http://www.influenceursduweb.org/lephemere-et-linstantaneite-composantes-du-web-social/

Martel, M. (2012). Un danger de l'instantanéité de l'informationhttps://marie-evemartel.net/2012/12/17/un-danger-de-linstantaneite-de-linformation/

Pouy, G. (2013). Les Smartphones et l’instantanéité redessinent les réseaux sociaux de demainhttp://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2013/12/24/cercle_87368.htm

Robert, C. E-réputation : la quête de reconnaissancehttp://www.influenceursduweb.org/e-reputation-la-quete-de-reconnaissance/E-réputation : la quête de reconnaissance

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